L'histoire du Cap de Bonne Esperance

On a testé pour vous

L'histoire du Cap de Bonne Esperance

23 Nov 2023
par Hina Ledru

Situation géographique

Le Cap de Bonne-Espérance est situé à la jonction de deux courants maritimes très différents, un courant froid « Benguela » à l'ouest et un courant chaud, le courant des Aiguilles, à l'est.

La rencontre du courant des Aiguilles avec les courants plus froids de l'Atlantique sud provoque de vastes tourbillons dans le sud de l'Atlantique. Ce mélange de masses d'eaux chaudes et froides est à l'origine de l'agitation permanente de la mer dans ces parages ; les vents d'ouest, souvent très puissants, s'opposent à la direction principale du courant marin de surface en entretenant une houle et des vagues atteignant des hauteurs impressionnantes. Cette jonction de courants en fait un lieu très fortement perturbé du point de vue météorologique, à l'origine de nombreux naufrages.

L'histoire des navigateurs et colonisation

Cette pointe fut découverte en 1488 par le navigateur portugais Bartolomeu Dias de Novaes, premier explorateur à relier l'Océan Atlantique et l'Océan Indien par la voie des eaux et à prouver qu'il existe bien une route maritime vers l'Inde, et que le continent Africain a bien une fin. Cette découverte est capitale pour le Portugal, et pour la première fois les cartographes de l'époque conçoivent les océans comme des espaces reliés, ceci étant une avance exceptionnelle tenant en compte qu'à cette période la terre était encore présumée être plate.


Pendant l'expédition, aux alentours du sud du continent africain, les caravelles sont prises dans une tempête qui les amène à la côte, et en y faisant escale ils s'aperçoivent qu'ils sont parvenus dans l'Océan Indien et sont passés, sans s'en apercevoir, par le Cap de Bonne-Espérance. L'équipage de Bartolomeu Dias complètement épuisé, oblige le navigateur à faire demi-tour. En faisant demi-tour, il reconnaît la pointe et la nomme « Cap des tempêtes », rebaptisé plus tard par le Roi comme « Cap de Bonne-Espérance », car il y voit la preuve que cette route maritime mènera les explorateurs portugais aux Indes.

En 1652, la Compagnie Hollandaise des Indes établit au Cap de Bonne-Espérance une base de réapprovisionnement pour ses navires, située à mi-chemin entre la Hollande et les comptoirs néerlandais de Java. C'est le hollandais Jan Van Riebeeck, gouverneur du Cap qui permit, avec la Compagnie Hollandaise des Indes, le développement agricole du territoire, en favorisant l'immigration de colons européens, majoritairement des hollandais, mais aussi des allemands et des français. Les terres de la région furent cultivées avec succès par les agriculteurs néerlandais, appelés « Boers » signifiant paysan en néerlandais.

Cette population se considère rapidement comme un peuple de l'Afrique à part entière revendiquant l'appellation « d'Afrikaners ». La croissance de la main d’œuvre agricole incite la compagnie des Indes orientales à importer des esclaves depuis l'Angola, le Mozambique ou Madagascar. Van Riebeeck est une personnalité historique et culturelle importante en Afrique du Sud, la population afrikaner le considérant comme le père de leur nation.

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